Et pour les toilettes, on fait comment ?

De l’art de chier dans le désert…
Des « coins-toilettes souillés de PQ d’un côté, la multiplication d’installations d’hébergements (les fameux campements très betonnés, une horreur !)avec toilettes en dur, enlaidissant le désert de l’autre.. Il y a la un vrai problème, pourtant si simple à résoudre, avec un peu de bonne volonté !

Prologue…

Toutes ces heures..

Vue 3 ÇtoilesToutes ces heures, souvent soustraites au sommeil, lorsque tout le monde est couché, passées à nettoyer, c’est a dire brûler (ou essayer de, tant parfois ils sont durcis, quasiment ignifugés) des feuilles et des feuilles de papier toilettes, Kleenex et autres sopalins pliés serré, roulés en boule.. ornant le dessous des buissons, le bas des falaises, là où l’on va se soulager (et où pas mal d’autres l’ont fait avant vous), faire ouf ça y est.. en découvrir d’autres, brûler encore, ou essayer, s’acharner parce rien à faire, la flamme s’éteint obstinément..

Toutes ces heures, donc, passées à endosser le tablier de « Dame pipi du désert », et l’exaspération naturelle qui s’ensuit devant tant de négligence, plus l’utilisation de cette néglicence comme justification de la construction de toilettes bétonnées partout dans le désert (voir le chapitre sur les campements en dur menaçant l’exstence même du désert), tout cela m’a poussé à écrire ce qui suit, tant pour me défouler (ca finit par exploser, la-dedans) que pour enfin expliquer le pourquoi du comment des choses, afin qu’au moins ceux qui auront lu n’imitent pas tous ces malpropres !!!

Puisque ca n’est dit nulle part, il fallait bien que quelqu’un s’y colle, non ?

Je vous demande à présent la plus grande attention…

Une question fréquemment posée par les néophytes qui débarquent dans un désert est :

« Et pour les toilettes, on fait comment ? »

Vaste sujet..

Mais déjà, et avant toute autre considération, la réponse première est :

ON NE LAISSE PAS SON PQ DERRIERE SOI !!!

La question étant épineuse et délicate a traiter, nous allons procéder par étapes successives, afin de permettre au lecteur d’assimiler un a un les éléments de réponse, et de ne plus avoir aucune excuse pour polluer le désert en allant aux toilettes !

I – CE QUE L’ON OBSERVE, HELAS.


Il suffit de s’éloigner de quelques mètres depuis les principaux spots utilisés comme lieux de déjeuners et/ou de bivouacs pour constater l’horreur : partout, planqués sous les pierres, sous les buissons, à demi enfouis dans le sable, ou carrément laisses là, des PQ, lingettes, kleenex en tous genre ou essuie-tout bien épais.. bien pliés en quatre, huit, ou plus, tout blancs tous frais ou au contraire quasiment fossilisés et d’une teinte terreuse.. et le pire (que les âmes sensibles veuillent bien excuser les détails scabreux) ceux collés a un estron (une grosse merde, quoi) lui-même aplati contre une pierre plate (comment ont-ils donc fait ?), celle-ci etant supposée soustraire aux regards l’objet du délit !!!

A savoir : les locaux n’utilisent pas de PQ.

Ils nettoient leur derrière à l’eau (d’où helas un nombre considérable de bouteilles en plastique laissées cà et là.. la bouteille ayant servie à cet effet étant par définition « souillée » par son usage même), et se rhabillent par dessus, le cul plus ou moins trempé selon la saison – l’été ça sèche tout de suite, mais l’hiver.. ?)

Les auteurs des forfaits relatifs aux PQ en tous genres sont donc les touristes, dont – surprenant, n’est-ce pas ? une bonne proportion de randonneurs, a proximité des lieux de bivouacs usuels (certains étant fréquemment utilisés, surtout en haute saison !)

Ils sont hélas difficiles a prendre sur le fait, mais je vous assure que si ca m’arrivait, je leur ferais bouffer.

A la cuillère avec du sel, du sucre, ou de la confiture chimique. Parfaitement.

Si les occupants des lieux (qui vivent quasiment tous à présent au village de Rum) ne semblent guère se formaliser du fait que leur désert ressemble de plus en plus a un gigantesque chiotte jamais nettoyé, ca me dérange fortement. C’est aussi chez moi, ici !

Est-ce que je vais faire ça chez eux ? Déposer ma chie dans leur salon ou sur le perron en la recouvrant d’un sopalin et d’un presse-papier ? Fourrer sous leurs canapés les feuillets d’ouate de cellulose copieusement merdés ??? Si je connaissais leur adresse, ça oui, j’irai, et avec grand plaisir encore !!!

II – CE QU’IL FAUT SAVOIR


.

PQ et autres lingettes (encore pire, les lingettes, car chimiques à souhait !) NE SE DEGRADENT PAS DANS LE DESERT.

Il n’y pleut pas assez, et le sol est de pierre et de sable, et non de terre et feuilles d’arbres qui forment l’humus, capable de dégrader un kleenex dans une forêt ou un champ en quelques jours.

Pas d’humus dans le désert, donc.

La pluie (sauf si elle est torrentielle, ça arrive mais pas fréquemment) va le plus souvent mouiller le PQ, qui va ensuite sécher en « fossilisant », c’est-à-dire en devenant semblable à ces papiers machés ou cartons à oeufs, raides et résistants à la flamme du briquet. Ils mettront à disparaitre autant de temps sinon plus (selon l’épaisseur du pliage !) que le plastique fin des poches, et ne brûleront que dans un grand feu.

Le PQ et autres ouates de cellulose constituent donc une pollution réelle !

Bien sur, les coupables ne savent pas tout ça, assimilant le désert a une forêt ou une prairie.. (Ils ont sans doute mal regardé, ou peut-etre sont-ils affligés de fortes myopies ?)

Et naturellement, les bédouins n’évoqueront jamais ce sujet tabou entre tous.

C’est pourquoi j’écris ceci, afin que tous ceux qui liront sachent. (bon, je sais, ce ne fait pas beaucoup de monde, car ce petit site n’est pas très connu, mais c’est toujours ca, une petite goutte d’eau, ou plutôt un grain de sable..)

III – CE QU’IL FAUT FAIRE.


C’est bien de dire ce qu’il ne faut pas faire. Mais alors, on doit faire comment ? Avant de parler du comment, nous allons commencer par l’étude du préalable, à savoir le choix du lieu.

A) Où sont les toilettes dans le désert ?


Posée comme ca, la question a l’air stupide. On a envie de dire : ben.. partout (geste large).. du moment qu’on n’est pas en vue..

Eh bien non, en fait, la question n’est pas bête du tout.

De même que dans une maison ou un appartement un lieu est réservé en général à cet usage, dans le Wadi Rum, qui, faut-il encore le rappeler, n’est pas un désert comme les autres, il y a quantité de « maisons » et d’ »appartements », et de ce fait des lieux appropriés et d’autres non.

(Le temps du Louvre des Rois de France, où comtes et autres barons chiaient dans les encoignures de porte, les corridors et les escaliers est heureusement révolu !)

Le plus souvent, le midi ou pour camper, on s’installe dans une jolie « tor », qui devient pour un temps notre salon-salle à manger (pour ceux qui n’auraient pas lu ou retenu le contenu des autres chapitres de ce site, une tor est une concavité de la paroi, qui invite, par sa forme creusée et arrondie, et sa tiédeur, a s’y installer pour un temps indéterminé..).

Cette tor est fréquemment voisine d’autres tors, plus petites et/ou plus grandes, orientées semblablement ou différemment, peu importe, mais qui constituent elles aussi autant de salons-salles à manger potentielles.. ou de chambres à coucher !

Il est donc parfaitement « irrelevent » comme disent les anglais, d’en faire des lieux d’aisance. On peut s’y laver à la rigueur, mais en aucun cas y déposer les residus de ses intestins ! Ce serait une extrême faute de goût.

De facon générale, le bas d’une falaise, surtout s’il est bien net, ne devrait jamais faire office de toilettes, car d’autres y feront halte certainement un jour.

Alors où ?

L’endroit le plus approprié est évidemment le dessous des touffes vertes des buissons bas (surtout ces « rimthe » qui provoquent chez moi et chez un bon nombre de mes amis bédouins une allergie terrible durant tout le mois de septembre !) : l’objet sera dissimulé aux regards, et tomber dessus servira de punition méritée aux affreux qui voudraient arracher des branches vertes pour le feu !

Mieux : ca fertilisera l’arbuste (tant pis pour les allergiques, finalement !).. dégagement d’azote, etc, etc..

Vous me direz : comment fait-on donc pour les y mettre, la-dessous, on ne va tout de meme pas se piquer le cul aux branchages ? Eh bien c’est tres simple : on pose sa pêche a coté, puis on les y pousse, dessous, a l’aide d’un bout de bois ou d’un gros caillou.

Et, puisqu’il faut vraiment tout vous expliquer, pour pas que ca colle (ca peut etre mou, surtout dans un pays à derangements intestinaux relativement fréquents), on jette d’abord du sable par dessus en les roulant un peu.. comme pour paner une escalope, si vous voyez ce que je veux dire.. Et meme si ca colle, ca n’est pas grave, on laisse le bâton ou la pierre avec, sous le buisson.

Attendez, ce n’est pas fini !

Il y aussi la tache brune, celle formee par le pipi.. (oh là là, des années de cuvettes en faïence, ca finit par occulter la trivialité du vivant ! Mais pensez aux toutous qui laissent leurs marques au pied des réverbères)

Pas vraiment esthétique, la tache brune, pour ceux qui passeraient à côté.

Recouvrez-la de sable par décence, de préférence apres l’avoir mêlée à celui-ci, en touillant vivement avec un bout de bois. Ca sèchera tres vite, et toute trace disparaîtra en deux heures de soleil.

Dans une maison on tire la chasse, non ? Eh bien ici aussi !

B) la délicate question du papier toilette ou de tout autre substitut


Considérons une (deux, trois ou plus, ca dépend de l’etat des intestins, comme on disait plus haut..) feuille de PQ ou de kleenex ayant servi. Elle est a priori mouillée. Et meme plus. Sinon, c’est qu’elle n’aurait servi a rien.

Premiere consigne : ne pas froisser/plier/rouler en boule la feuille.

Au contraire, la déplier complètement et la poser à plat sur le sable, en frottant energiquement. Ca la sèche déjà un peu. Si le sable est chaud, et en plus ensoleillé, même sans frotter elle sera complètement sèche en quelques minutes.

On suggère de coincer quelques minutes la ou lesdites feuille(s) (attention, je n’ai pas dit cacher et laisser la..), le temps de rajuster sa tenue, à l’aide d’un caillou, bout de bois, ou d’un peu de sable, pour éviter qu’un coup de vent ne les emporte au loin (courir apres un PQ qui s’envole avec le pantalon baissé n’est pas chose aisée, et de plus ça risque vraiment de faire marrer tout le monde.. remarquez, nous, on aime bien se marrer !)

Manip à effectuer en journée, donc, là où les feuilles de PQ en question seront sèches en quelques minutes, et de ce fait faciles à brûler.

Ensuite on brûle.

On en vient ainsi naturellement à la..

deuxieme consigne : toujours avoir un briquet sur soi (même si on ne fume pas).

Le briquet est un petit objet indispensable qui sert entre autres, à brûler son PQ, et dans la foulée celui des autres, ceux qui n’ont pas eu la chance de lire ceci.. accomplissant par là une oeuvre de salut public.

Le désert vous dit merci d’avance.

Troisieme consigne : utiliser l’element naturel, les « khof ».

Eh oui, Dame Nature, dans son infinie mansuétude, a donne à l’homme et la femme du désert l’arbuste utile entre tous, et si aisément reconnaissable au printemps à son allure de chevelure ebouriffée, et à leur teinte vert sombre, plus intense que les autres arbustes : j’ai nomme le ratam  ! (roulez le « r » s’il vous plait)

Cousin moyen-oriental du genêt, ce buisson providentiel laisse tomber à son pied quantité d’aiguilles d’une magnifique couleur dorée, sèches, encore plus longues que des aiguilles de pin, idéales pour allumer le feu et.. bruler le fameux PQ mouillé !

En bedouin, on les appelle « khof ».

Le mode d’emploi est fort simple : on entoure la ou les feuilles de PQ usage d’une bonne poignee de khof, un coup de briquet sur un coin sec (il y en a toujours un, par la ou on le tenait), les pailles s’enflamment, telles un mini fagot, et en moins de 2 minutes tout est brûlé.

Ne me dites pas que c’est difficile. Moins en tous cas que de se battre avec certaines chasses d’eau récalcitrantes..

Ou trouver les khof, me direz-vous ? C’est-à-dire les ratam ?

Nécessitant davantage d’eau que la plupart des autres arbustes du désert, ils poussent généralement dans le lit des wadis, là où l’eau de pluie forme de véritables rivières lors des averses diluviennes.

Certains lieux de « toilettes », parsemés de nombreux buissons de ratam, en sont abondamment pourvues : il suffit alors de se baisser pour en ramasser des brassées !

Tomber, comme ca m’arrive hélas souvent, sur des portions de wadis semés de PQ usagés, planqués au pied même des ratams, parmi les épais tapis de khofs dorés, me met dans une rage dingue : comme si on laissait la cuvette de WC pleine alors qu’ils suffit d’appuyer sur la manette/le bouton de la chasse d’eau !

Alors que c’est si simple :
- action un : ramasser une poignée d’aiguilles jaunes
- action deux : y accoler le PQ bien déplié
- action 3 : actionner la molette du briquet, et approcher la flamme d’un coin de PQ non mouillé
- action 4 basculer le mini-fagot khof +PQ afin que le feu embrase l’ensemble

Le tout prenant moins de 10 secondes.

Je sais, je me répète un peu, mais c’est pour que la leçon pénètre les plus embrumés des cerveaux. Pas le vôtre bien sur, ami lecteur/trice ! Vous, vous avez tout compris immédiatement.. c’est seulement que parfois, il m’arrive de bien expliquer, et de trouver néanmoins, tard le soir ou le matin, au tournant du rocher, des preuves toutes fraîches que la leçon n’a pas été correctement assimilée..

J’ai laisse pour la fin le cas le plus délicat : Celui où le lieu d’aisance est dépourvu d’arbres-à-khof. Et où c’est la nuit. Pas un ratam en vue à distance raisonnable, donc, et le sable est froid.

Cette situation nous conduit tout droit à la :

quatrieme consigne : ramasser des khof !

Imitant en cela les dames bédouines, actives et prévoyantes (et surtout pas les messieurs, nonchalans et tête-en-l’air), qui en plus de leurs nombreuses tâches journalières, ramassent par brassées les précieuses aiguilles d’or sitôt qu’elles en repèrent de beaux amoncellements au pied des verts ratams !

Il suffit alors d’emporter une poignée de pailles jaunes avant de se diriger vers un recoin toilettes depourvu de ratam, et on est ramené à la manipulation précédemment décrite.

Telle Dame bédouine, donc, penser à en ramasser un peu lorsque, en marchant, on passe à coté d’un joli tas doré au bas d’un ratam (avoir une poche plastique sur soi est souvent utile), en plus c’est tellement chouette, ces fines, longues et souples aiguilles jaune soleil sont un régal à ramasser.. (ça évoque un peu la brassée de joncs des tableaux champêtres..)

Pensez-y surtout lorsque, ne pouvant me dédoubler, et malgré toute l’envie que j’en aie, je ne peux pas moi-même vous accompagner (en haute saison, plusieurs groupes sont là en même temps, et le don d’ubiquité n’est pas encore enseigné en faculté).

Mon véhicule en contient toujours un plein sac, qui, tel le tonneau des Danaïdes, se remplit régulièrement par mes bons offices, et est vidé non moins régulièrement par monsieur le cuistot et son compère le guide, chaque fois qu’ils allument le feu.

(Parenthèse, histoire de raler un peu : Croyez-vous que l’idée leur viendrait d’en faire des provisions, à ces messieux, que nenni : on en trouve partout lorsqu’on en a besoin, disent-ils. Certes, mais alors, pourquoi prendre les miens ???

Parce que comme ils sont à portée de main, ce ne sera pas la peine de chercher ailleurs.. parfois le buisson le plus proche est à plus de 100 mètres, c’est deja loin. Pas assez loin pour justifier à leurs yeux d’en ramasser à l’avance, comme on fait pour le bois, mais trop pour y aller quand quelqu’un d’autre a fait le boulot.. passons. Fin de la parenthèse)

L’adage est donc : « dans le désert, jamais sans mes khof ! »

Nous terminerons la leçon par l’examen de quelques cas critiques  :

1) Le cas de l’oubli total : il fait noir, pas de ratam en vue, ni de khof parce que personne n’a pensé à en ramasser ! On peut alors demander au bedouin d’allumer un deuxième feu (il y a deja un feu de camp, sauf en plein ete), ou bien le faire soi-même, à but de brûlage de PQ cracra.

2) Configuration critique : on est en pleine nuit, tout le monde dort, on n’a plus envie de se mettre à allumer un deuxieme feu : dans ce cas et dans ce cas seulement, on peut poser son PQ bien déplie (règle absolue) sur les braises généralement encore chaudes du feu éteint, et y aller d’un petit coup de briquet. Ca va brûler fissa, et le bédouin n’aura rien vu !

A savoir : le bédouin, peu au fait de chimie et ignorant de la destruction totale par le feu des chaines carbonées, est gravement allergique à cette sorte de chose, mais ne voit par ailleurs aucun inconvénient a fourrer dans le feu ou sur les braises – quand ce n’est pas carrément sur la cendre ! – ses mégots pleins de saloperies chimiques).

3) Configuration d’extrême urgence : il est 2h du matin, on a bu 3 litres de thé, il n’y a plus de braises (l’été, on allume seulement pour cuisiner et en fin de soirée les braises sont refroidies), et on n’a pas vraiment les yeux en face des trous..

On est alors exceptionnellement autorisé à adopter la solution d’extrême urgence consistant à jeter ledit PQ cracra dans le sac poubelle général, de préférence après l’avoir enfermé dans un petit sac en plastique (on ne dira jamais assez l’utilité des petites poches plastiques vides planquées ici ou là en voyage..).

Ce qui précède démontre parfaitement que les toilettes en dur dans le desert ne sont pas du tout une nécessité, et qu’il n’y a aucune excuse non plus à laisser son PQ dans la nature sous prétexte qu’on ne sait pas quoi en faire !

Comme il reste encore deux minutes avant la cloche, j’en profite pour énoncer une règle absolue concernant les mouchoirs en papier et le feu en bivouac :

Un mouchoir en papier dans la flamme, oui. Un mouchoir en papier sur des braises, non .

Dans la flamme il brûlera en clin d’oeil, sur les braises, il provoquera un dégagement de fumée âcre et nauséabonde, extrêmement désagréable !

Et, je le rappelle, le kleenex doit toujours être dé-pli-é !

Voila c’est fini vous pouvez sortir..

..et rappelez-vous : interrogation sous forme de travaux pratiques au prochain bivouac !!!