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On bavarde doucement..
Ce sont deux familles amies, de la même tribu bien sur (les Zalabieh, de Rum), deux tentes voisines, installées pour le printemps devant l’immense jebel Khazali, et les troupeaux vont ensemble dans la journée, conduits par les filles.
Le matin, tous les enfants vont à l’école du village en pick-up, et reviennent vers une heure, conduits par un des papas.

Bientôt, les invités partiront, les voisins rejoindront leur tente, et les jeunes iront se coucher, bientôt suivis par les parents… on se lève vers cinq heures et demi, dans le désert, au point du jour !

Et moi, je reprendrai la grosse Toyota antique synonyme de liberté (!), pour aller dormir un peu plus loin, sous un surplomb que je connais, orienté au soleil couchant (je n’ai nullement l’intention de me lever a cinq heures !) et abrité du vent. De toutes façons, il n’y a pas de vent, cette nuit. L’air est doux, tiède, à peine si une brise légère caresse la peau par moments.

Je ne suis pas encore couchée, de toutes façons ! Il y a encore le feu a faire (petit, je n’ai qu’une souche, mais on ne dort pas dans le désert sans faire un feu), les sardines à manger avec les patates, la nuit à écouter.. Et le coucher de lune, toute proche maintenant de la dune aux lignes pures qui ferme l’horizon à l’ouest…

On pose la question : pourquoi ai-je choisi de vivre ici ?

La réponse est là, tout simplement.